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Histoire du domaine
Stéphen-Liégeard


Le château Stéphen-Liégeard est situé dans un parc d'une superficie de cinq hectares environ. Il ne fallut pas moins de trois générations de Liégeard - 75 ans - pour que ce parc prît sa figure actuelle.
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1- Le fief de Crais-Billon.
Le Crais-Billon, ou Crays-Billon, terrain à sous-sol crayeux (défriché, planté ou possédé par un nommé Billon, selon l'hypothèse avancée par Gaston Liégeard et qui rejoint celle qui attribue à un certain Bertin le défrichement du champ fameux) était un petit fief avec moyenne et basse justice.
Construction En 1681 son propriétaire le partage en deux, et vend la moitié sud à Claude Jacquinot, conseiller-maître à la chambre des comptes. Celui-ci la revend à Isaac Turrel, trésorier de France en Bourgogne. A partir de 1717 plusieurs propriétaires se succèdent. Le dernier, Claude Devoyo, conseiller au Parlement de Bourgogne, émigre pendant la Révolution, et le domaine est déclaré Bien national.
Il est acheté en 1804 par Etienne Liégeard, grand'père de Stéphen, et le dernier d'une longue lignée d'orfèvres installés à Dijon.
Ouvrons une parenthèse. Qu'arrive-t-il à la moitié nord du fief ? Elle est vendue en 1686 à Melchior Jolyot, maître-clerc en chef de la Cour des comptes et commis-greffier d'icelle. "Voici donc ce modeste scribe qui, selon l'expression pittoresque de M. Rossignol, n'était qu'un porte-plume dans l'encrier de la Cour, promu au grade de Châtelain. Prenant pour modèle M. Jourdain, il se hâta d'ajouter à son nom celui de son demi-fief et devint Monsieur de Crébillon", écrit en substance Gaston Liégeard, le fils de Stéphen. Prosper Jolyot, fils de Melchior, hérite du terrain, mais, perclus de dettes et impuissant à les payer, il voit le domaine saisi en 1717. Après la saisie, cette propriété connaît, comme la moitié sud, plusieurs propriétaires successifs, et en 1843 elle est achetée par Jean-Baptiste Liégeard, père de Stéphen.
Les deux parties du fief, scindé depuis 1681, se trouvent réunies, mais la partie nord restera toujours en dehors du parc de Brochon. Objet d'une donation par René de Saint Quentin, petit-fils de Stéphen, elle fait partie aujourd'hui du domaine de la Croix Violette.
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2- Autour du fief de Crais-Billon.
Le fils d'Etienne, Jean-Baptiste (1800-1887), avocat, acquiert, de 1832 à 1865, par héritage, achats, échange - 32 années de patience, de procédures, voire de querelles de voisinage - toute la partie occidentale du parc (Clos des fosses, Meix des Fosses, rue Mienne, sur la rue Mienne, à la Cras).
Une anecdote : en 1855 le rectangle formé par les acquisitions de Jean-Baptiste était entaché d'une toute petite enclave (une ouvrée) que son propriétaire qui "entretenait à l'égard de son voisin Liégeard des sentiments peu cordiaux" s'obstinait à ne pas vendre.C'était "une épine enfoncée dans le flanc de son ennemi", d'après Gaston Liégeard. Mais Jean-Baptiste Liégeard sut trouver le chemin pour résoudre l'affaire. Connaissant bien son monde rural, il offrit trois ouvrées pour une, et l'affaire fut conclue !
Ces agrandissements s'accompagnent de divers remaniements ; entre autres, sur l'emplacement de la rue Mienne, construction d'un mur de soutènement et d'une terrasse (1844), adjonction d'un pavillon de briques à la maison Turrel (1873), édification d'une rocaille. Toutes choses encore visibles aujourd'hui.
Le château de Brochon
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